Charte de bonne conduite sur « oukonva »

  • Accepter le fait que je suis seulement invité(e) sur le bateau, que c’est le lieu de vie du skipper, son domicile, son bien, et que mon comportement doit être le même que si j’étais dans la situation inverse, c’est-à-dire lui chez moi à la maison. Par conséquent, je respecte son mode de vie, son bien comme le mien, et m’y conforme comme n’importe quel(le) invité(e) qui, par définition, est quelqu’un qui est convié(e) chez un(e) autre.
  • Faire preuve de fiabilité: le fonctionnement du bateau reposant sur une synergie, je respecte les consignes, les horaires, mes engagements, parce que les autres comptent aussi sur moi, je suis toujours volontaire pour les tâches communes, je n’attends pas qu’on me dise de faire;
  • Ne pas fumer sur le bateau pour des raisons évidentes de sécurité : essence, gaz, gasoil, batteries, traces de brûlures ou de cendre sèche… même cigarette électronique. J’ai compris qu’il n’y aura aucune dérogation sur le sujet;
  • Ne pas rentrer dans une cabine occupée sans y être invité(e) ;
  • Rincer ma douche, à nettoyer les toilettes après usage, à uriner assis pour les raisons d’instabilité évidente sur un bateau.
  • Nettoyer les toilettes et ranger le bateau quand j’ai fini la sortie en mer;
  • Ne rien dissimuler: je préviens dès que j’ai cassé quelque chose ou que ça dysfonctionne;
  • Considérer que l’autorité du chef de bord sur le bateau est indéfectible. Je ne conteste pas les choses déjà établies sur le bateau;
  • Ne pas donner de directives impérieuses aux autres au motif que j’ai plus d’expérience ;
  • Ne pas déconsidérer l’équipier(ère) ou le chef de bord qui me demande de ranger, qui vérifie ou parfait une manœuvre sur laquelle j’ai déjà opéré, parce que je sais que c’est par sécurité qu’on vérifie deux fois plutôt qu’une. J’accepte sans amertume d’être repris(e) par le chef de bord sur des manquements tels que le rangement, l’indélicatesse sur le matériel, la négligence dans mes responsabilités, le manque de vigilance dans la sécurité…;
  • Etre débarqué ou interdit d’embarquement par le chef de bord si j’enfreins les règles de sécurité, si mon comportement à bord ou à l’extérieur est inapproprié, ou engage la notoriété du skipper, du bateau et de son équipage auprès des instances portuaires ou du public, si la cohésion du groupe est compromise par mon fait, si le skipper n’arrive pas à conserver l’unité du groupe de mon fait;
  • Bien me comporter en collectivité : j’évite les blagues grivoises, les gestes déplacés, les propos suggestifs ou inappropriés. Je n’attends pas non plus que le skipper me réclame ad nauseam la caisse de bord pour la lui proposer;
  • Faire monter à bord aucune personne étrangère à l’équipage sans que le chef de bord en soit informé. Je préviens le chef de bord quand je quitte le bateau, parce qu’il est responsable de moi ;
  • Ne pas utiliser l’annexe, à démarrer le bateau sans l’accord du chef de bord ;
  • Ne pas crier sur les pontons ou les quais, à écouter la musique fort à bord, à hurler d’un bateau à l’autre ;
  • Toujours être courtois à l’endroit des employés du port (sans excès non plus), à ne pas les prendre pour des mousses, je les salue brièvement au passage quand je rentre ou je sors d’un port ;
  • Ne jeter aucun déchet non alimentaire en mer ;
  • Toujours conserver une hygiène corporelle irréprochable, à me laver les mains à chaque fois que c’est nécessaire : quand je cuisine, quand je sors des WC ;
  • Accepter que la liberté d’opinion sur le bateau soit totale et indéfectible, qu’une idée que je ne partage pas ne peut en aucun cas donner lieu à hausser le ton, ni manifester de la malveillance, voire à menacer ;
  • Ne pas chahuter sur le bateau, les pontons, le quai, ni simuler de pousser quelqu’un dans l’eau pour plaisanter, même en tenue de bain ;
  • Ne pas contrevenir à la décision du chef de bord de faire capeler le gilet de sauvetage à tout l’équipage, ou à un seul équipier en particulier; à ne jamais se déplacer sur le pont de nuit sans en informer le chef de bord, ni effectuer des manoeuvres ou des réglages pendant son sommeil, de jour comme de nuit. Je l’informe de toute situation qui me semble anormale ou qui m’interroge, pendant ou hors quart ;
  • Ne pas circuler sur le pont du bateau pieds-nus, ou en claquettes, à toujours avoir des chaussures à semelles propres dépourvues de gravillons et ne laissant pas de traces sur le gelcoat (semelles caoutchouc noires), et une autre paire pour l’extérieur dans la rue;
  • Ne pas écouter de musique la nuit en navigation, ou au mouillage, même avec écouteurs, pour des raisons de sécurité. Je n’impose pas non plus ma musique aux autres membres de l’équipage de jour, même si j’estime que ma musique est trop bonne et universelle;
  • Ne pas apporter de bouteilles d’alcool à bord pour un usage que personnel, d’armes (même de 6ème catégorie), de drogue (même douce), ni d’aliments provenant du refrigérateur de la maison au motif que sinon ca risque d’être perdu… Tout apport de substances illicites, d’armes, notamment en visite à l’étranger, est sujet à un débarquement immédiat. Toute addiction à l’alcool constatée, par conséquent dissimulée avant le départ, aura la même issue.
  • Respecter les horaires de sommeil mormaux: je ne rentre pas au bateau à des heures tardives après des péripéties festives nocturnes, je me couche et me lève en même temps que les autres. Le rythme de vie sur le bateau ne peut être « comme-à-la-maison » le samedi soir;
  • Ne pas jeter autre chose que du papier toilette dans la cuvette des WC;
  • Ne pas critiquer, ne pas poster de messages de haine à l’endroit du skipper sur les réseaux sociaux après avoir tiré profit du séjour sur le bateau, au motif que j’ai quitté le bateau en termes mitigés. Je comprends que s’il y a incompatibilité d’humeur, je n’ai pas à tenter de dissuader les futur(e)s équipier(e)s sur Facebook ou autres, de profiter d’une navigation potentielle à dessein de punir le skipper, à nuire au principe de la co-navigation auquel je ne suis pas forcément adapté(e). Par ailleurs, je ne cherche pas à rejeter la responsabilité d’une situation dans un comportement unilatéral;
  • Ranger chaque chose à l’endroit où je l’ai trouvée, parce que c’est difficile de cuisiner à la gîte en cherchant les instruments là où il ne sont plus;
  • Faire preuve de courtoisie, ne jamais élever la voix même lors de manœuvres délicates, ni exercer une autorité sur un(e) co-équipier(ère) ;
  • Accepter qu’il ne peut y avoir plusieurs menus à bord, comme on peut le faire à la maison. L’exiguïté des lieux et les conditions de navigation ne peuvent permettre de passer trop de temps en cuisine. Par conséquent, un seul repas communautaire sera servi, généralement avec de l’accompagnement en viande et poisson;
  • Ne pas uriner par dessus bord, première cause de létalité sur les bateaux;
  • Comprendre qu’Oukonva est un bateau de particulier et non une école de voile, que la caisse de bord n’est en aucun cas un salaire pour le skipper, mais une contribution collégiale au bon fonctionnement du bateau pour la période de navigation désignée, à laquelle par ailleurs il participe également, et que par conséquent je suis seulement invité(e) et non pas client(e) du skipper. Ce qui me donne aucun droit de résultat en retour, aucun contrat commercial en cours, ni aucune obligation à être conservé(e) à bord en cas de désaccord avec le propriétaire, et qu’il peut me demander de quitter le bateau quand il veut, au même titre que je peux le faire à mon domicile personnel si j’invite du monde chez moi qui ne se comporte pas selon mes principes de vie.
    • Toute opposition légitime à un seul article de cette charte ne peut donner l’occasion de pouvoir sortir en mer sur Oukonva.

    OUKONVA
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